REIMS · GRAND EST · ÎLE-DE-FRANCE
Sites temporaires

Protection de chantier : surveiller une emprise sans réseau ni électricité

Un chantier concentre en quelques mois tout ce qui attire : du matériel coûteux, du cuivre, du carburant, des engins, et personne sur place dix-huit heures par jour. La surveillance d'un chantier ne se conçoit pas comme celle d'un bâtiment — tout est temporaire, y compris l'énergie.

Illustration d’un entrepôt avec caméras et visualisation d’analyse vidéo
La vidéo au service de l’exploitationIllustration IA

En bref

  • Tours autonomes 4G/5G, batterie et panneau solaire — aucun raccordement nécessaire
  • Détection IA personne/véhicule, insensible aux bâches, aux animaux et à la pluie
  • Levée de doute audio à distance : l'intrus s'entend nommer et repart
  • Alerte sur smartphone en moins de 10 secondes, vidéo à l'appui
  • Déploiement en une demi-journée, déplacement au fil de l'avancement du chantier
  • Formule location mensuelle ou acquisition selon la durée du chantier

Le vol de chantier n'est pas un aléa, c'est une ligne budgétaire

Câbles cuivre découpés au mètre, groupes électrogènes, compresseurs, plaques vibrantes, carburant siphonné dans les engins, panneaux photovoltaïques stockés avant pose : les biens de chantier sont mobiles, revendables et rarement identifiables. À cela s'ajoutent les dégradations, les tags, les squats et les intrusions de curieux — qui engagent la responsabilité du maître d'ouvrage bien plus qu'on ne l'imagine.

Le gardiennage humain coûte cher et ne couvre qu'un point à la fois. La clôture ralentit sans arrêter. Ce qui fonctionne, sur le terrain, c'est la combinaison d'une détection fiable et d'une réaction immédiate et audible : l'intrus comprend en quelques secondes qu'il est vu, décrit, et que quelqu'un est en train d'intervenir.

Nous déployons cette combinaison sur des emprises de 500 m² comme sur des plateformes de plusieurs hectares, en zone urbaine dense à Reims comme sur des lots isolés en Île-de-France.

Illustration d’un entrepôt avec caméras et visualisation d’analyse vidéo
La vidéo au service de l’exploitationIllustration IA
Énergie solaireLien 4G/5GCaméras & IALevée de doute
Comprendre la chaîne technique
ObserverCaméras et scène à couvrir
QualifierAnalyse des événements
VérifierImages et levée de doute
ExploiterAlertes et recherche
Schéma de principe. L’architecture et les fonctions sont à adapter aux contraintes de chaque projet.
Dispositifs

Trois configurations, selon la durée et l'emprise

Tour de surveillance mobile

Mât télescopique de 4 à 7 m sur remorque ou lestée, 4 caméras multi-capteurs couvrant 360°, projecteurs à déclenchement, haut-parleur de dissuasion, panneau solaire et batterie longue durée, routeur 4G/5G multi-opérateurs. Autonome, déplaçable en une heure au fil de l'avancement du chantier.

Caméras autonomes ponctuelles

Unités solaires individuelles posées sur un poteau, une clôture ou une base vie. Idéales pour couvrir un accès, une zone de stockage matériaux ou un local sensible. Se multiplient et se déplacent facilement.

Installation filaire évolutive

Sur les chantiers longs, nous posons dès la phase gros œuvre le câblage et les caméras qui resteront à la livraison du bâtiment. La surveillance de chantier est financée par le lot CFA, puis bascule en installation définitive : vous ne payez l'infrastructure qu'une fois.

Le point qui fait la différence : l'analyse d'image embarquée. Sur un chantier, une bâche qui claque, une grue qui tourne, la pluie dans le faisceau infrarouge et les chats déclenchent en permanence une détection de mouvement classique. La classification personne / véhicule élimine ces déclenchements et rend le dispositif réellement exploitable la nuit.

Scénario type

De l'intrusion à l'intervention : la chaîne complète

Détection — T+0 s

Un individu franchit la ligne virtuelle tracée le long de la clôture. Le moteur d'analyse classe l'objet comme une personne et déclenche. Un animal ou une branche ne produit rien.

Dissuasion automatique — T+2 s

Les projecteurs s'allument, un message préenregistré est diffusé : « Vous pénétrez sur un chantier sous vidéosurveillance, les images sont transmises en temps réel. » Une majorité des intrusions opportunistes s'arrête ici.

Levée de doute — T+10 s

La séquence vidéo part sur le smartphone du conducteur de travaux et, si vous l'avez souscrit, vers un centre de télésurveillance. L'opérateur peut prendre la parole en direct et décrire l'individu — l'effet est immédiat.

Intervention — T+15 à 40 min

Selon le protocole retenu : appel de l'astreinte interne, dépêche d'un agent d'intervention, ou réquisition des forces de l'ordre avec images à l'appui. La qualification préalable par l'opérateur change tout dans la priorisation de l'appel.

Exploitation — J+1

Extraction horodatée de la séquence, export au format exploitable pour le dépôt de plainte et la déclaration de sinistre. La recherche par attribut permet de retrouver la séquence en quelques minutes.

Modèle économique

Louer ou acheter ?

La réponse dépend presque uniquement de la durée du chantier et du nombre d'opérations à venir.

CritèreLocation mensuelleAcquisition
Durée de chantierMoins de 18 moisAu-delà de 18 mois, ou plusieurs chantiers par an
TrésorerieCharge d'exploitation, lisséeInvestissement, amortissable
MaintenanceIncluse, remplacement sous 48 hContrat de maintenance séparé
Évolution technologiqueMatériel renouvelé à chaque contratÀ votre charge
RéemploiRestitution en fin de chantierRedéployable d'un chantier à l'autre
Imputation comptableAffectable au chantier concernéImmobilisation d'entreprise

↔ Faites défiler le tableau pour consulter toutes les colonnes.

Pour une entreprise de BTP qui enchaîne les opérations, l'acquisition devient rentable dès le deuxième ou troisième chantier : le matériel se déplace, seul le paramétrage change. Pour un maître d'ouvrage sur une opération unique, la location reste plus lisible, et s'impute directement sur le budget de l'opération.

Nous chiffrons systématiquement les deux hypothèses dans nos études, avec le coût complet sur la durée réelle du chantier — abonnement data 4G et hébergement des images inclus, car ce sont les postes que l'on découvre trop souvent après signature.

Cadre juridique

Ce que dit la réglementation sur un chantier

Un chantier est un lieu de travail : dès lors que des salariés — les vôtres ou ceux des entreprises intervenantes — peuvent être filmés, le RGPD s'applique pleinement. Concrètement :

  • Les caméras doivent surveiller les biens et les accès, pas les postes de travail. Un cadrage orienté en permanence sur une équipe au travail est contestable.
  • Un panneau d'information visible doit être posé à chaque accès, mentionnant le responsable de traitement, la finalité, la durée de conservation et les modalités d'exercice des droits.
  • Les entreprises intervenantes doivent être informées, et l'information doit figurer au plan de prévention ou au PGC.
  • Si le champ des caméras déborde sur la voie publique ou un espace ouvert au public, une autorisation préfectorale est nécessaire — et un masquage numérique des zones non concernées est généralement exigé.
  • Les accès aux images doivent être nominatifs et tracés, et la durée de conservation limitée à ce qui est utile — quelques jours suffisent souvent sur un chantier.

Nous fournissons les panneaux, le modèle de mention d'information et la fiche de registre avec chaque installation. Notre page conformité détaille la procédure complète.

FAQ

Questions fréquentes

Faut-il une alimentation électrique sur le chantier ?

Non. Nos tours de surveillance fonctionnent sur batterie rechargée par panneau solaire, avec une autonomie dimensionnée pour tenir plusieurs jours sans ensoleillement. Lorsqu'une alimentation est disponible sur le chantier, nous la raccordons — cela permet d'ajouter des projecteurs plus puissants — mais ce n'est jamais un prérequis.

Et s'il n'y a pas de réseau mobile sur la zone ?

Nos routeurs sont multi-opérateurs et basculent automatiquement sur le réseau le mieux reçu. En zone blanche réelle — cela existe encore sur certains lots ruraux de la Marne, des Ardennes ou de la Haute-Marne — nous mettons en place une antenne directionnelle, un relais par faisceau hertzien ou une liaison satellite en orbite basse. Nous vérifions systématiquement la couverture avant devis.

En combien de temps le dispositif est-il opérationnel ?

Une demi-journée pour une tour autonome, une fois la couverture réseau validée. Nous positionnons, lestons, orientons les caméras, traçons les zones de détection, testons la dissuasion audio et formons le conducteur de travaux à l'application mobile. Le chantier est protégé le soir même.

Peut-on déplacer le dispositif au fil du chantier ?

Oui, c'est même prévu pour. Une tour se déplace en une heure et se recale ensuite à distance. Sur les opérations en plusieurs phases, nous prévoyons dès l'étude les positions successives et les zones de détection correspondantes.

La levée de doute par télésurveillance est-elle obligatoire ?

Non, elle est optionnelle. Beaucoup de nos clients commencent par l'alerte sur smartphone vers l'astreinte interne, puis ajoutent la télésurveillance pour les périodes sensibles — congés, ponts, fermeture annuelle. C'est à ces moments que le coût se justifie le mieux.

Parlons de votre site, pas d'un catalogue

Une visite sur place, un relevé de l'existant, une étude chiffrée et un calendrier réaliste. C'est gratuit, et vous repartez avec un document exploitable même si vous ne travaillez pas avec nous.

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